( 9 septembre, 2012 )

Parmi ses nombreux miracles: sa connaissance de ce que pensent les gens

Parmi ses nombreux miracles: sa connaissance de ce que pensent les gens dans Qui est l'imam Reza ? imam-shia-islam-28008928-288-249
  • Il est rapporté d’Ahmed fils de Mohammed fils d’Abû Nasr al-Bizanti qui raconte : « Je doutais d’Abû-l-Hassan ar-Ridâ (p), alors je lui écrivis une lettre lui demandant l’autorisation de le voir. Je lui avais dissimulé mon intention de l’interroger sur trois versets sur lesquels mon coeur accrochait, en allant chez lui. La réponse à ce que je lui avais écrit me parvint : « Que Dieu nous accorde la santé/salut ainsi qu’à vous. A propos de ta demande de l’autorisation  de me voir, cela est difficile car ceux-là (les dirigeants Abbassides d’alors) m’en empêchent. Aussi je ne peux le faire à l’heure actuelle. Cela sera, avec la Volonté de Dieu. » Puis, il (p) m’avais écris les réponses de ce sur quoi je voulais l’interroger à propos des trois versets du Livre (le Coran). Par Dieu ! je ne lui avais pas évoqué mes questions. Aussi, je fus étonné de les voir évoquées. En fait, je n’ai su que c’était la réponse (à mes questions) que plus tard et je suis resté sur le sens qu’il (p) m’avait indiqué par écrit. »
  • Il est rapporté de Rayyân fils d’as-Salt : « Quand je voulus me rendre en Iraq, je décidais de faire mes adieux (à l’Imam ar-Ridâ (p)) et me dis en moi-même que quand je lui ferais mes adieux, je lui demanderais une chemise des vêtements de son corps pour m’en faire un linceul et des dirhams de ses biens pour faire des bagues à mes filles. Quand je lui fis mes adieux, j’étais occupé à pleurer et à regretter de le quitter et (j’oubliais) de les lui demander. Après que je l’eus quitté, il (p) m’appela et me demanda de revenir. je revins. Il (p) me dit : « Aimerais-tu que je te donne une chemise des vêtements de mon corps qui te servira de linceul quand viendra ton terme Aimerais-tu recevoir de mes dirhams pour faire des bagues à tes filles ? » Je lui dis : « Ô mon maître ! Je pensais te le demander, mais la tristesse de te quitter m’en avais empêché. » Il (p)  souleva le coussin et en sortit une chemise et me la remit. Il souleva un coin de son tapis de prière et en tira des dirhams qu’il(p) me remit. Je les comptai. Il y en avais trente. » Et selon une autre version de ce propos, il est précisé que les dirhams étaient frappés à l’éffigie de l’Imam ar-Ridâ(p). »
  • Il est rapporté de Mohamed fils de Fadl qui raconte : « Je suis rentré chez Abu-l-hassan ar-Ridâ(p) et l’interrogeai sur un certain nombre de choses. Je voulais l’interroger sur l’arme du Messager de Dieu (s) et j’oubliai. J’étais sorti de chez lui et me trouvais chez Hassan fils de Bashîr quand arriva son serviteur avec un mot de lui(p) sur lequel il était écrit : « Par la (grâce) du Nom de Dieu, le Tout-Puissant, le Tout-Miséricordieux. je suis du rang de mon Père, son héritier et se trouve chez moi ce qui se trouvait chez lui. »
(extrait tiré de l’ouvrage intitulé « L’Imam ‘Ali ar-Ridâ (p) L’Etranger de Tûs » p258-259, paru aux éditions B.A.A.)
( 7 septembre, 2012 )

Les 14 Infaillibles (bénis soient-ils)

Les

Après le départ du Messager de Dieu, certains hommes ont réussi à atteindre un très haut niveau d’honnêteté, de pureté, d’intelligence, de piété, ainsi que de spiritualité, à tel point qu’ils ont su interpréter les révélations du Prophète, préserver le Message de l’Islam, guider la société islamique vers le droit chemin. Ces hommes sont les Imams de la Famille du Prophète (Ahl al-Bayt), les Gens de la Maison du Prophète, sa famille qui est libre de l’erreur et du péché, car Dieu l’a purifiée de toute souillure : «Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement, Ô vous les Gens de la Maison» [Coran 33, 33], elle est ainsi Infaillible.

Quiconque la suit ne tombera pas dans l’erreur et atteindra le vrai bonheur, le Prophète a dit : «Ma Famille est comme l’arche de Noé ; quiconque y prend place sera sauvé, quiconque s’en détourne sera noyé».

Il faut préciser que, par «Famille du Prophète» ou Ahl al-Bayt ou « Infaillibles », ne sont pas désignés tous les descendants du Prophète, mais, seulement, les descendants directs, ceux qui sont accomplis dans les sciences religieuses et protégés contre le péché et l’erreur, en sorte qu’ils sont qualifiés, pour guider et diriger les hommes.

Ces personnes sont Alî Ibn Abî Tâlib et ses onze descendants qui furent choisis, l’un après l’autre, en vue d’assumer l’Imamat. Or, par « Infaillibles », on désigne, non seulement, les douze Imams de la Famille du Prophète, mais aussi le Prophète et Fâtima.

 Cela dit, parler des « Infaillibles », c’est, non seulement, prendre exemple de leur engagement à défendre l’Islam, à le vivre, mais, surtout, c’est parler d’une méthode d’enseignement, d’une ligne de pensée, d’un cheminement politique ou bien encore d’une école visant à faire comprendre l’Islam.

Nul doute, que les « Infaillibles » ont constitué un mouvement historique et une force motrice, dans l’histoire de l’Islam, et ont été, également, à l’origine de bouleversements sociaux grandioses.

C’est pourquoi, il est des plus appropriés de prendre connaissance du cheminement des « Infaillibles » et d’essayer d’embrasser les caractéristiques de leur école.

Source : http://french.irib.ir/radioislam/les-infaillibles/item/78284-les-infaillibles-b%C3%A9nis-soient-ils

 

fichier pdf ARBRE GENEALOGIQUE 14 INFAILLIBLES

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Tableau 14 infaillibles

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Ahl-ul-beit-300x206 dans Qui est l'imam Reza ?

 

( 29 mai, 2012 )

Sa biographie en bref

Sa biographie en bref dans Qui est l'imam Reza ? Photo-Mashhad-irib

L’Imam Ali al Reza est le fils du septième Imam (Mussâ Ibn Jaffar Al Kazem) et selon des sources sûres, est né le 11 de Dhûl al-Qa’adeh en l’an 148H,  et mourut le 4 du mois de Safar en l’an 203H. Le huitième Imam parvint à l’imamat après la mort de son père, sur Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. La période de son imamat coincida avec le califat de Hârun et de ses fils Amin et Ma’mûn. Après la mort de son père , Ma’mûn entra en conflit avec son frère Amin, conflit qui se termina par des guerres sanglantes et par l’assassinat d’Amin, à la suite duquel Ma’mûn devint calife. Jusqu’alors, la politique du califat Abbasside envers les shi’ites était devenue progressivement plus dure et plus cruelle. De temps à autre, un des partisans d’Ali (Alawis), se révoltait, provoquant des guerres et des rebellions qui causèrent de grandes difficultés au califat.

Les Imams shi’ites ne coopéraient pas avec les instigateurs de rebellions et se tenaient à l’écart de leurs affaires. Les shi’ites de cette époque, qui formaient une population importante, continuaient de considérer les Imams comme leurs guides religieux auxquels l’obéissance était due et comme les véritables califes du Prophète. Ils estimaient le califat très éloigné de l’autorité sacrée de leurs Imams, car le califat ressemblait à la cour des rois de Perse et des empereurs romains et était dirigé par des gens plus préoccupés de gouvernement mondain que d’application des principes religieux. La persistance d’une telle situation était dangereuse et constituait une sérieuse menace pour le califat.

Ma’mûn essaya de trouver une nouvelle solution à ces difficultés politiques qui, depuis soixante dix ans n’avaient pu être résolues par ses prédécesseurs Abbassides.

Pour arriver à ses fins, il choisit le huitième Imam comme successeur, espérant ainsi surmonter deux difficultés: premièrement, empêcher les descendants du Prophète de se rebeller contre le gouvernement puisqu’ils en feraient eux-mêmes partie, et deuxièmement faire perdre aux gens leur croyance spirituelle et leur attachement intérieur aux Imams. Ceci se réaliserait en laissant les Imams s’enfoncer dans les affaires mondaines et la politique du califat qui avait toujours été considéré par les shi’ites comme mauvais et impur. De la sorte leur organisation religieuse s’écroulerait et ils ne représenteraient plus un danger pour le califat.

Ces desseins une fois accomplis, l’éloignement de l’Imam ne présenterait aucune difficulté pour les Abbassides. Afin de mettre en action son projet, Ma’mûn demanda à l’Imam de venir de Médine à Marw. Lorsqu’il y arriva, Ma’mûn lui offrit d’abord le califat et ensuite, la succession au califat. L’Imam s’excusa et refusa la proposition, mais il fut finalement conduit à accepter le principe de la succession, à condition qu’il ne se mêlât pas des affaires gouvernementales ni de la nomination et de la révocation des agents gouvernementaux.

Cet événement eut lieu en 201H. Mais Ma’mûn réalisa rapidement qu’il avait commis une erreur, car il y eut une propagation rapide du shi’isme un attachement croissant du peuple à l’Imam et une audience étonnante de l’Imam auprès du peuple et même de l’armée et des agents gouvernementaux.

Ma’mûn chercha un remède à ses difficultés et fit empoisonner l’Imam. Après sa mort, l’Imam fut enterré dans la ville de Tûs en Iran, qui se nomme actuellement Mashaad. Ma’mûn fit preuve d’un grand intérêt pour la traduction des œuvres intellectuelles et scientifiques en arabe. Il organisa des réunions dans lesquelles les savants des différentes religions et sectes se réunissaient et menaient des débats scientifiques et académiques. Le huitième Imam participa également à ces assemblées et se mêla aux discussions avec les savants d’autres religions. Plusieurs de ces débats sont enregistrés dans les collections de hadiths shi’ites.

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