( 29 mai, 2012 )

Sa biographie en bref

Sa biographie en bref dans Qui est l'imam Reza ? Photo-Mashhad-irib

L’Imam Ali al Reza est le fils du septième Imam (Mussâ Ibn Jaffar Al Kazem) et selon des sources sûres, est né le 11 de Dhûl al-Qa’adeh en l’an 148H,  et mourut le 4 du mois de Safar en l’an 203H. Le huitième Imam parvint à l’imamat après la mort de son père, sur Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. La période de son imamat coincida avec le califat de Hârun et de ses fils Amin et Ma’mûn. Après la mort de son père , Ma’mûn entra en conflit avec son frère Amin, conflit qui se termina par des guerres sanglantes et par l’assassinat d’Amin, à la suite duquel Ma’mûn devint calife. Jusqu’alors, la politique du califat Abbasside envers les shi’ites était devenue progressivement plus dure et plus cruelle. De temps à autre, un des partisans d’Ali (Alawis), se révoltait, provoquant des guerres et des rebellions qui causèrent de grandes difficultés au califat.

Les Imams shi’ites ne coopéraient pas avec les instigateurs de rebellions et se tenaient à l’écart de leurs affaires. Les shi’ites de cette époque, qui formaient une population importante, continuaient de considérer les Imams comme leurs guides religieux auxquels l’obéissance était due et comme les véritables califes du Prophète. Ils estimaient le califat très éloigné de l’autorité sacrée de leurs Imams, car le califat ressemblait à la cour des rois de Perse et des empereurs romains et était dirigé par des gens plus préoccupés de gouvernement mondain que d’application des principes religieux. La persistance d’une telle situation était dangereuse et constituait une sérieuse menace pour le califat.

Ma’mûn essaya de trouver une nouvelle solution à ces difficultés politiques qui, depuis soixante dix ans n’avaient pu être résolues par ses prédécesseurs Abbassides.

Pour arriver à ses fins, il choisit le huitième Imam comme successeur, espérant ainsi surmonter deux difficultés: premièrement, empêcher les descendants du Prophète de se rebeller contre le gouvernement puisqu’ils en feraient eux-mêmes partie, et deuxièmement faire perdre aux gens leur croyance spirituelle et leur attachement intérieur aux Imams. Ceci se réaliserait en laissant les Imams s’enfoncer dans les affaires mondaines et la politique du califat qui avait toujours été considéré par les shi’ites comme mauvais et impur. De la sorte leur organisation religieuse s’écroulerait et ils ne représenteraient plus un danger pour le califat.

Ces desseins une fois accomplis, l’éloignement de l’Imam ne présenterait aucune difficulté pour les Abbassides. Afin de mettre en action son projet, Ma’mûn demanda à l’Imam de venir de Médine à Marw. Lorsqu’il y arriva, Ma’mûn lui offrit d’abord le califat et ensuite, la succession au califat. L’Imam s’excusa et refusa la proposition, mais il fut finalement conduit à accepter le principe de la succession, à condition qu’il ne se mêlât pas des affaires gouvernementales ni de la nomination et de la révocation des agents gouvernementaux.

Cet événement eut lieu en 201H. Mais Ma’mûn réalisa rapidement qu’il avait commis une erreur, car il y eut une propagation rapide du shi’isme un attachement croissant du peuple à l’Imam et une audience étonnante de l’Imam auprès du peuple et même de l’armée et des agents gouvernementaux.

Ma’mûn chercha un remède à ses difficultés et fit empoisonner l’Imam. Après sa mort, l’Imam fut enterré dans la ville de Tûs en Iran, qui se nomme actuellement Mashaad. Ma’mûn fit preuve d’un grand intérêt pour la traduction des œuvres intellectuelles et scientifiques en arabe. Il organisa des réunions dans lesquelles les savants des différentes religions et sectes se réunissaient et menaient des débats scientifiques et académiques. Le huitième Imam participa également à ces assemblées et se mêla aux discussions avec les savants d’autres religions. Plusieurs de ces débats sont enregistrés dans les collections de hadiths shi’ites.

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